Histoire de la serrurerie

Histoire de la serrurerie

Histoire de la serrurerie

L’histoire de la serrurerie date des débuts de la civilisation, en voici une rapide histoire par votre serrurier Bordeaux. Le terme serrure est issu du mot latin serrare qui signifie serrer. Les serrures ont été inventées très tôt pour sécuriser les biens personnels et les protéger du vol. Les premières traces de sécurité remontent à la préhistoire : l’homme de Cro-Magnon utilisait une grosse pierre pour sécuriser l’entrée de sa caverne et utilisait un tronc d’arbre comme levier afin d’en ouvrir l’accès. Cela lui servait de pouvoir protéger sa famille quand il partait chasser. La sécurité est un concept qui a émergé très tôt.

Les premières serrures dans l’Antiquité

La plus vieille serrure date d’environ 3 000 ans avant Jésus-Christ et a été découverte en Égypte. Cette serrure qui sécurisait l’accès d’un temple était fabriquée en bois de teck et mesurait 60 centimètres, avec une fente pour insérer la clé. Elle fonctionnait avec une très grande clé courbée comportant des goupilles. D’autres serrures rudimentaires ont été retrouvées dans d’autres civilisations d’Afrique du Nord et également chez les Celtes. Les serrures africaines étaient notamment utilisées pour sécuriser les silos à grains et ressemblait aux serrures égyptiennes, avec des clés à goupilles en bois. Ces serrures étaient ornées de figures mythiques. Le métier de forgeron, inventé au IIe millénaires avant Jésus-Christ, a alors permis de créer des clés dans d’autres matériaux ! Dans l’Empire romain les clés étaient en bronze et fonctionnait à l’aide de systèmes à poussoir et à rotation, comme on en utilise encore aujourd’hui. Ces clés étaient utilisées surtout pour de petits objets tels que des coffres à bijoux.

La serrurerie au Moyen-Âge

Le Moyen-Âge est la période historique qui a vu la plus grande diversification dans l’utilisation des serrures. Les métiers de forgeron mais également d’orfèvre se développent au Moyen-Âge, transformant certaines clés en véritables chef-d’œuvres : clés à anneaux représentant des ornements d’inspiration orientale, ou encore des façades d’édifices religieux. Les clés deviennent esthétiques et plus seulement utilitaires. Cette évolution culmine à la Renaissance, où l’esthétisme des clés fait de la serrurerie un art. Au XVIe siècle apparaissent les artisans serruriers et au XVIIe se développent les ateliers de serrurerie. Les maitres serruriers s’allient avec des sculpteurs et artistes pour orner leurs clés : bâtiments, personnages, visages, animaux ornaient ces clés. On dit que certaines clés étaient si complexes qu’elles avaient requis au moins deux ans de travail ! La noblesse exerçait parfois cet art pour son loisir, comme par exemple le roi Louis XVI qui possédait son propre atelier et passait son temps à confectionner des serrures !

De la serrurerie moderne à aujourd’hui

Au XIXe l’aspect esthétique des serrures restait encore aussi important que la sécurité qu’elles permettent, avec l’influence des arts nouveaux. L’aspect utilitaire prend son importance à partir du XXe siècle, avec la généralisation des coffres pour entreposer tous les biens de valeurs. Les serrures se complexifient, avec l’invention du cadran à combinaison afin de prévenir du cambriolage. Ce système est rapidement adopté par les banquiers. On estimait en effet qu’il aurait fallu environ 83 ans au cambrioleur pour trouver la bonne combinaison, en cherchant toute la journée ! Malheureusement pour eux, les cambrioleurs de l’époque ont rapidement compris que pour braquer une banque la solution la plus facile était de kidnapper le banquier afin de lui faire avouer le code. De nos jours, les serrures à codes ne sont plus les plus sécurisées et de nombreuses innovations ont rendus les serrures de plus en plus inviolables : serrures biométrique, à trois points, renseignez-vous auprès de votre serrurier Bordeaux pour plus d’information !